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 relation mére et fille ....

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franck



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Date d'inscription : 07/12/2006

MessageSujet: relation mére et fille ....   Sam 8 Nov - 0:28

- la souffrance psychique liée à la maladie, à la vieillesse, à des difficultés de survie que vit la personne âgée dans son temps présent qui va être accueillie, entendue et accompagnée par un adulte capable de prendre les bonnes décisions tout en se respectant. Cela va demander effort et vigilance pour ne pas permettre au petit enfant en nous de se substituer à l’adulte.

- et celle qui est liée à l’histoire passée du parent que l’enfant, quelque soit son âge, ne peut pas et n’a pas à gérer. Comprendre que son parent est responsable de sa propre histoire, c’est le considérer comme un adulte capable de force et de dignité. Sinon, ce serait lui ôter la possibilité d’être pleinement lui-même, d’être entier.

Nous ne laissons pas tomber notre parent quand nous ne prenons pas en charge son histoire. Prendre en charge le destin d’un parent viole les lois systémiques dont celle que les derniers venus ( les enfants) n'ont pas à s'immiscer dans les affaires des premiers arrivés dans le système. C’est blesser le principe d’ancienneté, ce qui ajoute de la souffrance, du désordre dans le système car ce dernier va toujours se rééquilibrer plus ou moins douloureusement par l’intermédiaire des éléments les plus faibles que sont les enfants.

En prenant en charge de façon inappropriée un parent, la personne continue à faire ce qu’elle a toujours fait lorsqu’elle était enfant, c'est-à-dire tenter d’atténuer la détresse parentale, de souffrir avec et pour l’autre, croyant que cela va lui permettre de mieux vivre.

Une mère qui souffre de ne pas avoir été aimée par sa propre mère, peut demander inconsciemment à son enfant de venir combler ses carences affectives.

A ce moment-là, elle est dans la position d’une petite fille vulnérable, ce que ressent l’enfant qui, dans un amour héroïque mais aveugle, va se mettre immédiatement dans le rôle du « sauveur » de cette mère/enfant. Il se sent obligé de faire pour elle, à sa place, de “réparer” et devenir grand pour prendre soin du parent et de son fardeau. Cela libère l'enfant d'une lourde culpabilité et lui assure ainsi son droit d’appartenir au système. Mais cela fait obstacle à ce que l’enfant puisse prendre ses parents et la vie qui vient d’eux.

La situation de fin de vie des parents réactivent bien souvent ce que nous avons vécu avec eux dans notre enfance. Á nouveau nous sommes face à notre parent fragile et nos processus inconscients se remettent automatiquement en route. La personne n’a plus 53 ans mais 7 ans et rejoue son histoire « d’enfant sauveur » qui ne peut se libérer de la demande inconsciente du parent sans culpabiliser et qui est soumis à la pression du système qui tente toujours de se rééquilibrer. D’où certains propos régulièrement entendus qui montrent bien les croyances d’enfant de la personne : « Je DOIS l’aider parce que sans moi elle ne peut rien faire », « Je ne peux pas la (le) laisser tomber parce qu’elle (il) ne le supportera pas », « Je SUIS OBLIGÉ de prendre en charge ce que ma mère ou mon père ne peuvent pas prendre en charge eux-mêmes ». « Si je ne le fais pas je suis coupable d’abandonner mon parent », “Si je ne le fais pas, il (elle) va en mourir”.

La personne justifie ses actions qui renforcent sa croyance une deuxième fois et l’empêche de prendre conscience qu’elle reste fidèle au contrat inconscient passé avec son parent. Rejouant ainsi la scène initiale sur le même mode relationnel, dans la position de « l’enfant sauveur » mais aussi dans celle d’être empêchée de vivre sa vie d’adulte comme autrefois elle fut empêchée de vivre une enfance insouciante en se laissant porter par un parent solide, capable de prendre en charge ses affects. L’enfant devient le protecteur du parent, même une fois devenu adulte, cherchant à rester le grand et s’occupant du parent comme d’un enfant, le déresponsabilisant. Cet adulte ignore alors qu’il est en train d’affaiblir son parent tout en s’affaiblissant lui-même.

Très souvent les personnes qui « s’obligent », en restant fidèles au parent, s’en plaignent énormément. Comme si cette situation vécue douloureusement leur donnait aussi, et parfois enfin, la possibilité de se plaindre du parent qui leur en demande trop, du parent qui leur a volé tout ou partie de leur enfance. Plaintes que l’enfant n’a jamais pu exprimer par le passé. Toutes les demandes du parent sont vécues sur le mode : elle (il) m’empêche de vivre, me bouffe tout mon temps, mon énergie, mon plaisir, etc… Tout ce que la personne a ressenti enfant alors que son énergie et son attention étaient constamment tournées vers le parent qu’il fallait faire exister, sauver, rendre heureux.

Néanmoins et malgré ses plaintes, la personne continue à faire pour son parent ce qu’elle a toujours fait pour exister à ses yeux. Et l’adulte d’aujourd’hui cherchera toujours cette position de victime de l’autre qui lui en demande trop, parce que c’est généralement dans cette situation que la personne se sent reconnue, utile, d’où la difficulté à changer et à reprendre les rennes de sa propre vie. En fait, la personne est essentiellement victime de ses propres schémas mentaux, de ses croyances.

C’est aussi, et ce l’était pour l’enfant, une façon d’être en lien avec son parent. Par le biais de « je prends en charge à ta place », l’enfant essayera d’être « le bon enfant » dans l’espoir d’avoir la reconnaissance, l’attention, l’amour du parent dont il a besoin.

En faisant tout, et même parfois au-delà de ses limites, pour le parent devenu vieux, la personne répète ce qu’elle a vécu dans l’enfance avec le même espoir inconscient. Espoir qui cache souvent l’immense désespoir de ne pas avoir été aimée pour elle-même. C’est une ultime tentative de combler les manques du passé et d’être enfin reconnue...

Un autre aspect de cette position s’enracine dans la toute-puissance de l’enfant. « Puisque j’arrive à faire des choses que maman (ou papa) ne peut pas faire je suis donc plus fort et puisqu’elle se repose sur moi, je suis donc plus adulte qu’elle », sont des croyances qui ont la vie dure et dont il n’est pas si facile de se défaire. Perdre sa toute-puissance pour aller dans l’impuissance de l’enfant, avant de trouver sa propre puissance bien sûr, est un passage difficile à traverser. La personne qui s’est construite dans cette illusion d’être toute-puissante a bien souvent du mal à quitter cette posture, même si pour cela elle doit continuer à tout prendre en charge et à sacrifier une partie d'elle-même. Quand la personne se sent indispensable et veut tout faire pour le parent «déficient », elle reste dans la toute-puissance de l’enfant. Dans la croyance qu’il a absolument besoin d’elle et d’elle seule pour aller bien. Dans la pensée magique de l’enfant qui réussit à faire ce que le parent ne peut faire pour lui-même. L’enfant croyait, tout comme la personne aujourd’hui, que sans lui, sans son aide, le parent allait ou va maintenant s’écrouler, voire être anéantie.

Dans cette place d’adulte qu’a l’enfant et d’enfant qu’a l’adulte les rôles sont inversés. Ce schéma se perpétue très souvent de génération en génération, entraînant un désordre dans la transmission inconsciente et le système. Ces enfants devenus adultes se mettent en position d’enfants et demandent souvent à leur tour à leurs propres enfants d’être des adultes capables de les prendre en charge. En constellations, nous appelons cela une parentification. Cela est conditionné par la loi implacable que tout système se rééquilibre au détriment de l’individu et au profit de l’ensemble. Et les plus faibles, les plus fragiles, les plus sensibles que sont les enfants vont alors payer un lourd tribut. Bien entendu, tout cela va à l’encontre de prendre père et mère et de l’autonomie de chacun.

Être quelqu’un d’autre que soi-même - c’est être mort.
Le cri primal – Arthur Janov

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"Si vous ne changez pas en vous-même, ne demandez pas que le monde change"
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